Abigail Mac

Abigail Mac au-delà des studios

Production indépendante, visite de son lieu de vie et de tournage, collection de produits dérivés : ces projets montrent comment Mac a développé l’activité qui entoure sa carrière à l’écran.

Garder la maîtrise de son travail

Dans son entretien de 2020, Mac expliquait son choix de produire elle-même une partie de ses contenus. Même lorsqu’elle tournait pour des studios, elle continuait à créer pour son propre public et profitait des journées libres entre deux productions pour enrichir son catalogue indépendant.

Son raisonnement était pratique : maîtriser son travail lui donnait davantage de liberté dans le choix des engagements extérieurs. Elle expliquait aussi utiliser plusieurs plateformes, puisque les publics se répartissent entre elles, tout en préservant sa personnalité dans sa communication.

Une maison qui était aussi un lieu de travail

Le premier épisode de Getting Closer présentait la maison de Mac comme un espace de production. Cette série documentaire sans contenu explicite reprenait le format familier de la visite à domicile. Edith Ronne menait l’entretien, tandis qu’une équipe indépendante assurait l’image et l’éclairage.

Romi Rain, Casey Calvert et Ana Foxxx figuraient parmi les collègues présentes lors de la visite. Mac expliquait que leur présence correspondait aux réunions habituelles entre amis chez elle. L’épisode donnait ainsi une dimension sociale au portrait de son environnement professionnel.

Transformer un problème de visibilité en projet visuel

Shadow Banned a traduit les préoccupations de Mac sur la visibilité dans les réseaux sociaux en une collection de produits dérivés. Cette collaboration de 2021 associait son mari Zac et la photographe Jocelyn James. Vêtements et supports imprimés évoquaient l’expérience d’une présence en ligne rendue moins visible.

Le projet s’inscrivait dans une gamme plus vaste comprenant des tee-shirts, des hauts courts, des affiches et des autocollants. Il reliait la photographie et le graphisme à une question professionnelle dont elle avait déjà parlé publiquement, donnant à la collection un sens qui dépassait l’impression d’un nom sur un produit.